« La mise en place du second Empire, permettant le retour d’un Bonaparte à la tête de l’Etat, constitue, sous divers aspects, un tournant majeur pour le devenir de la Corse, région périphérique mais hautement symbolique pour le régime impérial » explique Philippe Peretti, adjoint au maire de Bastia, délégué au patrimoine.
« Dans une île en proie à d’importantes difficultés économiques, le neveu de Napoléon 1er incarne l’espoir et la modernité. Son arrivée au pouvoir, conjuguée à l’attachement populaire au souvenir napoléonien et à l’illustre dynastie, ouvre aux représentants de grandes familles insulaires de nouvelles perspectives d’ascension sociale » complète Sylvain Gregori, le directeur du musée.
Durant le second Empire, la Corse va ainsi se transformer et évoluer dans de nombreux domaines. Dans le mouvement de spécialisation des régions lié au développement des moyens de communication, la Corse trouve sa place, au même titre que la Côte d’Azur ou le pays Basque, comme destination touristique hivernale internationale, profitant d’une image romantique et dans ce contexte, le tourisme devient florissant.
A deux reprises, des membres de la famille impériale se rendent d’ailleurs en Corse, 1860 et 1869. De nouvelles lois sont promulguées pour assurer la mise en valeur du territoire (création des pénitenciers agricoles, d’une société d’agriculture, d’une école d’agriculture, de concours agricoles), encourager les industries et les expositions, favoriser le commerce par la création de banques, d’un comptoir de la Corse, l'amélioration des capacités portuaires et enfin, permettre des améliorations sociales par le biais notamment du recul du banditisme et de la prohibition des armes.
«D’un point de vue politique, le régime de Napoléon III offre l’opportunité à quelques représentants de familles insulaires d’insérer les sphères du pouvoir dans l’entourage de l’Empereur. Il est ainsi une époque charnière dans l’intégration de l’île à l’ensemble national » souligne Sylvain Gregori.
Dans l’historiographie de la Corse, le Second Empire fait figure de parent pauvre. Aucune étude synthétique sur le sujet n’a jamais été publiée. Les quelques travaux existants n’explorent que partiellement l’influence du régime impérial en Corse. Cette exposition temporaire et son catalogue doivent permettre à la fois d’apporter un éclairage plus en profondeur, mais également de combler un vide historiographique.
CNI vous fait découvrir quelques salles de cette fabuleuse exposition.
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*Commissariat d’exposition
Jean-Paul Pellegrinetti, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’université Côte d’Azur (Nice)
Jean-Marc Olivesi, conservateur général au musée national de la Maison Bonaparte
Sylvain Gregori, directeur du Musée de Bastia
Audrey Giuliani, responsable des expositions temporaires et des publications au Musée de Bastia
« Dans une île en proie à d’importantes difficultés économiques, le neveu de Napoléon 1er incarne l’espoir et la modernité. Son arrivée au pouvoir, conjuguée à l’attachement populaire au souvenir napoléonien et à l’illustre dynastie, ouvre aux représentants de grandes familles insulaires de nouvelles perspectives d’ascension sociale » complète Sylvain Gregori, le directeur du musée.
Durant le second Empire, la Corse va ainsi se transformer et évoluer dans de nombreux domaines. Dans le mouvement de spécialisation des régions lié au développement des moyens de communication, la Corse trouve sa place, au même titre que la Côte d’Azur ou le pays Basque, comme destination touristique hivernale internationale, profitant d’une image romantique et dans ce contexte, le tourisme devient florissant.
A deux reprises, des membres de la famille impériale se rendent d’ailleurs en Corse, 1860 et 1869. De nouvelles lois sont promulguées pour assurer la mise en valeur du territoire (création des pénitenciers agricoles, d’une société d’agriculture, d’une école d’agriculture, de concours agricoles), encourager les industries et les expositions, favoriser le commerce par la création de banques, d’un comptoir de la Corse, l'amélioration des capacités portuaires et enfin, permettre des améliorations sociales par le biais notamment du recul du banditisme et de la prohibition des armes.
«D’un point de vue politique, le régime de Napoléon III offre l’opportunité à quelques représentants de familles insulaires d’insérer les sphères du pouvoir dans l’entourage de l’Empereur. Il est ainsi une époque charnière dans l’intégration de l’île à l’ensemble national » souligne Sylvain Gregori.
Dans l’historiographie de la Corse, le Second Empire fait figure de parent pauvre. Aucune étude synthétique sur le sujet n’a jamais été publiée. Les quelques travaux existants n’explorent que partiellement l’influence du régime impérial en Corse. Cette exposition temporaire et son catalogue doivent permettre à la fois d’apporter un éclairage plus en profondeur, mais également de combler un vide historiographique.
CNI vous fait découvrir quelques salles de cette fabuleuse exposition.
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*Commissariat d’exposition
Jean-Paul Pellegrinetti, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’université Côte d’Azur (Nice)
Jean-Marc Olivesi, conservateur général au musée national de la Maison Bonaparte
Sylvain Gregori, directeur du Musée de Bastia
Audrey Giuliani, responsable des expositions temporaires et des publications au Musée de Bastia