"Il faut que la grève s'arrête, la compagnie est en danger de mort", a prévenu le Premier ministre sur TF1 mardi soir, pendant que les parties concernées tentaient de se mettre d'accord sur un nouveau texte au cours de cette seconde journée de discussion.
On a, en effet, appris que lors de ces négociations de Marseille, le médiateur nommé par le gouvernement avait proposé un premier texte. il aurait été rejeté par Transdev. Une seconde proposition serait en cours d’examen. Elle porterait sur une période sans procédure judiciaire, le temps d’examiner une solution de reprise de l’entreprise.
Ce projet d'accord n'a cependant pas encore reçu l'aval de Transdev.
"L'échec de la médiation serait un camouflet de plus pour ce gouvernement"
"Une médiation soutenue par le Premier Ministre et quasiment aboutie peut échouer face au cynisme, à l'arrogance et au mépris des Pdg de Veolia et de Transdev" soulignait-il.
"A minuit, avec 2 heures de retard, le médiateur et l'Etat n'ont pas la réponse ni l'accord des actionnaires Veolia et Transdev sur la dernière version du texte de Gilles Belier ! Ils reportent à demain 9h30. C'est dire le mépris et le cynisme de ces gens-là pour les hommes, les femmes de ce pays et les territoires" ajoutait-il en rappelant que la Caisse des Dépôts et Consignation est le premier actionnaire de Veolia et de Transdev, et que "l'échec de la médiation à ce stade serait un camouflet de plus pour ce gouvernement et Manuel Valls en personne !"
Mais toujours pas de reprise.
Et le Kallisté était toujours à quai.
Ce mercredi matin, c'est la colère qui sera dans la rue et devant la préfecture de la Haute-Corse.
Ce ne sera pas faute d'avoir prévenu !