C’est « un exercice qui traduit de la solidité financière de la Communauté d’Agglomération de Bastia (CAB) ». À l’occasion de la séance de ce lundi soir, le conseil communautaire a approuvé les Comptes Financiers Uniques (CFU) pour l’exercice 2024. Fusion de l’ancien compte administratif et de l’ancien compte de gestion, ce document budgétaire factuel vient constater le réalisé de l’année N-1.
Au bilan du budget principal, le président Louis Pozzo di Borgo a tout d’abord indiqué que les recettes de la section fonctionnement s’établissent à hauteur de 42 millions d’euros, avec un report de 6 millions d’euros de l’exercice précédent, sans qu’il n’ait été touché à la fiscalité. De leur côté, les dépenses se chiffrent à 30,4 millions, avec une augmentation des charges à caractère général du fait de coûts importants pour la maintenance des piscines, ainsi que l’électricité et l’entretien d’équipements rénovés, comme le COSEC Pepito Ferretti, et la mise en service de nouveaux équipements, comme le tiers-lieu Avvià- a Vela. Les charges de personnel n’augmentent pour leur part que de 2% par rapport à 2023, une hausse « qui est uniquement due à des mesures d’ordre social et salarial et à des évolutions mécaniques qui s’imposent aux collectivités comme le glissement vieillesse et technicité », selon le président de la CAB qui a par ailleurs pointé des charges de gestion en baisse de 22% « grâce à une réduction des subventions d’équilibre du budget collecte ». « C’est une sacrée avancée qui nous permet de dégager énormément de marge. En 5 ans, nous avons rétablit les comptes de la partie collecte : nous étions déficitaires de 4,5 millions d’euros, nous sommes désormais quasi à l’équilibre. Cette économie de 1,9 million de subvention d’équilibre va donner plus de relief à nos résultats et nous donner des marges de manœuvre pour la suite », s’est-il réjouit en relevant un excédent budgétaire de 12 millions d’euros sur la partie fonctionnement.
Enfin, sur la section investissement, les recettes s’élèvent à 7,7 millions d’euros et les dépenses de 10,8 millions, ce qui représente au global un résultat brut de clôture de 8,9 millions d’euros et un résultat net de près de 12 millions d’euros. « Ce sont des chiffres dont on doit se satisfaire collectivement car ils représentent un effort collectif », s’est félicité Louis Pozzo di Borgo en reprenant : « Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités en 2020, l’excédent net de clôture était de 1,2 millions. 5 ans après il a été multiplié par 10. Ce n’est pas du tout dû à une quelconque manœuvre politicienne ou à une levée de l’impôt, bien au contraire, mais des revues de projets de façon à sélectionner des projets le mieux financé possible avec derrière le moins de pertes possible, et une revue de nos dépenses et des mesures de gestion fortes ». S’il se défend de vouloir verser dans l’auto satisfecit, le président de la CAB a encore insisté : « Quoi qu’il arrive l’an prochain, on laissera une copie plus que propre et qui permettre au suivant, non pas de sortir les rames comme nous avons pu le faire, mais de partir avec un vrai budget qui soit réalisable immédiatement et des perspectives ».
À l’heure des débats, Jean Zuccarelli est revenu sur la réduction des subventions d’équilibre.« Ce n’est pas rien. On va bien évidemment s’en réjouir. Pour autant, cela pose quand même une question d’abord sur les conditions dans lesquelles on a fait notre exercice de débats d’orientations budgétaires et des prévisions qui y sont associées », a-t-il argué. « On ne va pas reprendre tous les chiffres des années successives, mais s’il y a un glissement de 2 millions sur toute notre perspective, il faut refaire un débat. Cela pose quand même une question de clarté. Pourquoi cette information n’a-t-elle pas été intégrée d’une façon ou d’une autre dans l’exercice précédent ? Cela pose aussi peut-être une question de sincérité : est-ce qu’il y a une gestion de la communication pour garder les bonnes nouvelles à l’occasion de ces CFU ? Pourquoi avoir attendu le dernier exercice de la mandature pour dire que vous aviez fait des économies sur la gestion de la collecte et remis un peu d’ordre ? », a-t-il ajouté en déplorant par ailleurs qu’outre « cette bonne nouvelle, ce budget ne reflète pas les ambitions que vous avez pourtant rappelé encore récemment en disant que vous voulez que la CAB soit le cœur d’un grand Bastia attractif et solidaire ». « Malheureusement dans ces comptes, qu’est ce qui nous montre que ce grand Bastia est plus solidaire ? Est-ce que l’on a pris vraiment à bras le corps le problème du logement comme il devait l’être, et notamment du logement social ? Non, et je pense que c’est une tâche sur votre bilan. Est-ce qu’en termes d’attractivité on peut se satisfaire d’Avvia ? Je ne pense pas. Cela ne suffit pas à faire une politique de développement économique », a-t-il expliqué.
En réponse, Louis Pozzo di Borgo glissera que ces « CFU sont difficiles à critiquer, et c’est bien que l’opposition soit là pour dire que ce qu’elle a à dire ». « Même si j’aurais préféré que toute l’opposition soit là », tancera-t-il. « Sur le logement, c’est un point que je ne partage pas. Nous avons énormément de logements sociaux sur Bastia. Le problème c’est la paupérisation de la société. Nous n’allons pas régler cela en faisant du logement social », soulignera-t-il en ajoutant par ailleurs : « Sur le plan économique, nous avons besoin de passer un cap, mais le match pour la CAB dans son rôle d’aménageur et de développeur économique commence. Nous sommes partis d’une situation où il y avait tout à reconstruire sur la partie infrastructure. Nous avons quasiment tout fait : nous nous sommes dotés d’infrastructures qui sont top niveau et d’un outil économique qui certes en soit ne suffit pas pour développer notre territoire à l’échelle que nous espérons. Par contre la CAB 2026-2032 sera une CAB de terrain, avec des investissements structurants en termes de dispositifs pour créer de l’émulation, créer de l’économie, susciter des envies et des talents. C’est un nouveau challenge qui nous attend ».
Dans la foulée, les CFU ont été adoptés à une large majorité, avec les votes contre de Jean Zuccarelli, Hélène Salge et de Julien Morganti par pouvoir.
Au bilan du budget principal, le président Louis Pozzo di Borgo a tout d’abord indiqué que les recettes de la section fonctionnement s’établissent à hauteur de 42 millions d’euros, avec un report de 6 millions d’euros de l’exercice précédent, sans qu’il n’ait été touché à la fiscalité. De leur côté, les dépenses se chiffrent à 30,4 millions, avec une augmentation des charges à caractère général du fait de coûts importants pour la maintenance des piscines, ainsi que l’électricité et l’entretien d’équipements rénovés, comme le COSEC Pepito Ferretti, et la mise en service de nouveaux équipements, comme le tiers-lieu Avvià- a Vela. Les charges de personnel n’augmentent pour leur part que de 2% par rapport à 2023, une hausse « qui est uniquement due à des mesures d’ordre social et salarial et à des évolutions mécaniques qui s’imposent aux collectivités comme le glissement vieillesse et technicité », selon le président de la CAB qui a par ailleurs pointé des charges de gestion en baisse de 22% « grâce à une réduction des subventions d’équilibre du budget collecte ». « C’est une sacrée avancée qui nous permet de dégager énormément de marge. En 5 ans, nous avons rétablit les comptes de la partie collecte : nous étions déficitaires de 4,5 millions d’euros, nous sommes désormais quasi à l’équilibre. Cette économie de 1,9 million de subvention d’équilibre va donner plus de relief à nos résultats et nous donner des marges de manœuvre pour la suite », s’est-il réjouit en relevant un excédent budgétaire de 12 millions d’euros sur la partie fonctionnement.
Enfin, sur la section investissement, les recettes s’élèvent à 7,7 millions d’euros et les dépenses de 10,8 millions, ce qui représente au global un résultat brut de clôture de 8,9 millions d’euros et un résultat net de près de 12 millions d’euros. « Ce sont des chiffres dont on doit se satisfaire collectivement car ils représentent un effort collectif », s’est félicité Louis Pozzo di Borgo en reprenant : « Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités en 2020, l’excédent net de clôture était de 1,2 millions. 5 ans après il a été multiplié par 10. Ce n’est pas du tout dû à une quelconque manœuvre politicienne ou à une levée de l’impôt, bien au contraire, mais des revues de projets de façon à sélectionner des projets le mieux financé possible avec derrière le moins de pertes possible, et une revue de nos dépenses et des mesures de gestion fortes ». S’il se défend de vouloir verser dans l’auto satisfecit, le président de la CAB a encore insisté : « Quoi qu’il arrive l’an prochain, on laissera une copie plus que propre et qui permettre au suivant, non pas de sortir les rames comme nous avons pu le faire, mais de partir avec un vrai budget qui soit réalisable immédiatement et des perspectives ».
À l’heure des débats, Jean Zuccarelli est revenu sur la réduction des subventions d’équilibre.« Ce n’est pas rien. On va bien évidemment s’en réjouir. Pour autant, cela pose quand même une question d’abord sur les conditions dans lesquelles on a fait notre exercice de débats d’orientations budgétaires et des prévisions qui y sont associées », a-t-il argué. « On ne va pas reprendre tous les chiffres des années successives, mais s’il y a un glissement de 2 millions sur toute notre perspective, il faut refaire un débat. Cela pose quand même une question de clarté. Pourquoi cette information n’a-t-elle pas été intégrée d’une façon ou d’une autre dans l’exercice précédent ? Cela pose aussi peut-être une question de sincérité : est-ce qu’il y a une gestion de la communication pour garder les bonnes nouvelles à l’occasion de ces CFU ? Pourquoi avoir attendu le dernier exercice de la mandature pour dire que vous aviez fait des économies sur la gestion de la collecte et remis un peu d’ordre ? », a-t-il ajouté en déplorant par ailleurs qu’outre « cette bonne nouvelle, ce budget ne reflète pas les ambitions que vous avez pourtant rappelé encore récemment en disant que vous voulez que la CAB soit le cœur d’un grand Bastia attractif et solidaire ». « Malheureusement dans ces comptes, qu’est ce qui nous montre que ce grand Bastia est plus solidaire ? Est-ce que l’on a pris vraiment à bras le corps le problème du logement comme il devait l’être, et notamment du logement social ? Non, et je pense que c’est une tâche sur votre bilan. Est-ce qu’en termes d’attractivité on peut se satisfaire d’Avvia ? Je ne pense pas. Cela ne suffit pas à faire une politique de développement économique », a-t-il expliqué.
En réponse, Louis Pozzo di Borgo glissera que ces « CFU sont difficiles à critiquer, et c’est bien que l’opposition soit là pour dire que ce qu’elle a à dire ». « Même si j’aurais préféré que toute l’opposition soit là », tancera-t-il. « Sur le logement, c’est un point que je ne partage pas. Nous avons énormément de logements sociaux sur Bastia. Le problème c’est la paupérisation de la société. Nous n’allons pas régler cela en faisant du logement social », soulignera-t-il en ajoutant par ailleurs : « Sur le plan économique, nous avons besoin de passer un cap, mais le match pour la CAB dans son rôle d’aménageur et de développeur économique commence. Nous sommes partis d’une situation où il y avait tout à reconstruire sur la partie infrastructure. Nous avons quasiment tout fait : nous nous sommes dotés d’infrastructures qui sont top niveau et d’un outil économique qui certes en soit ne suffit pas pour développer notre territoire à l’échelle que nous espérons. Par contre la CAB 2026-2032 sera une CAB de terrain, avec des investissements structurants en termes de dispositifs pour créer de l’émulation, créer de l’économie, susciter des envies et des talents. C’est un nouveau challenge qui nous attend ».
Dans la foulée, les CFU ont été adoptés à une large majorité, avec les votes contre de Jean Zuccarelli, Hélène Salge et de Julien Morganti par pouvoir.