
- Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre
- Ce projet était en gestation depuis plusieurs années, mais les événements récents ont accéléré sa réalisation. L'assassinat d'Yvan Colonna en 2022 a suscité une mobilisation importante en Corse et a conduit le gouvernement à engager un processus de discussions, notamment à travers les rencontres de Beauvau. Ces éléments m'ont convaincu qu'il était temps de formaliser mes réflexions sur l'avenir institutionnel et économique de notre île.
- Comment votre livre est-il structuré ?
- Cet essai nationaliste s'articule en deux parties. La première explore le cadre juridique le plus adapté à une évolution institutionnelle de la Corse. La seconde détaille un projet de développement économique fondé sur les besoins et les potentialités de l'île. Il ne s'agit pas uniquement d'une question de statut juridique, mais aussi d'un véritable projet de société visant à améliorer le quotidien des Corses. J'y aborde des thématiques concrètes telles que les infrastructures hydrauliques, l'agriculture, la gestion des déchets, l'énergie et le logement.
- Le terme "autonomie" couvre de nombreuses réalités. Quelle est votre vision ?
- Il existe en effet plusieurs formes d'autonomie. Je défends un cadre juridique spécifique et adapté aux réalités corses, mais aussi un cadre économique, trop souvent négligé dans les débats. On parle beaucoup de politique, mais trop peu d'économie. Or, ces deux aspects sont indissociables. Une autonomie politique ne saurait être viable sans une économie forte et autonome.
- Le mot "souveraineté" revient fréquemment lorsque l'on évoque l'avenir de la Corse. Alors que notre île pourrait connaître une évolution institutionnelle majeure, il est essentiel de réfléchir à la meilleure orientation à prendre. Une autonomie trop limitée constituerait une trahison, tandis qu'une indépendance précipitée risquerait de donner raison aux détracteurs affirmant notre incapacité à prospérer sans la France. Il est donc crucial de penser à un projet économique viable pour la Corse de demain, dans l’éventualité de son accession à la souveraineté. En discernant les convergences au sein du mouvement national et en reconnaissant nos forces et potentialités, nous saurons quelle direction emprunter lors des négociations avec l’État français. Mais il faut aussi parler de souveraineté économique en nous appuyant sur nos qualités productrices pour faire d’une éventuelle autonomie une source de développement, assurant la prospérité de l'île dans le cadre d'une souveraineté progressive et maitrisée, et de ses habitants.
- Comment avez-vous travaillé sur cet essai ?
- J'ai mené de nombreux entretiens et échanges avec des personnalités issues de divers horizons, notamment Jean-Guy Talamoni et Léo Battesti. J'ai aussi beaucoup lu, ce qui a enrichi ma réflexion et m'a permis de confronter mes idées à d'autres points de vue.
- Sur le plan juridique, je plaide pour une autonomie législative pleine et entière, permettant à la Corse de mener sa propre politique intérieure, tout en laissant au gouvernement central les compétences régaliennes. La fiscalité pourrait être partagée avec l'État. En matière économique, je défends une souveraineté économique qui ne se limite pas au tourisme, mais qui renforce des secteurs stratégiques comme l'agriculture et le développement durable. L'objectif est d'assurer une autonomie alimentaire et énergétique à l'île.
Je suis conscient que certaines propositions ne feront pas l'unanimité, mais mon ambition est d'ouvrir le débat et d'explorer des pistes. Ce manifeste reflète ma vision personnelle et simplifie certains concepts complexes, mais il se veut avant tout un outil pour favoriser l'émancipation de la Corse à travers des idées nouvelles. Comme le dit une maxime bien connue : "à la fin, un révolutionnaire, il gagne ou il meurt."
- La présence de la mafia en Corse est un sujet d'actualité. Quel est votre avis ?
- Cette prise de conscience est salutaire, mais elle intervient bien tardivement alors que ce problème est connu depuis longtemps. Contrairement à l'Italie, l'Exécutif corse n'a pas encore manifesté une volonté franche de lutter contre ce fléau. Les déclarations du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, marquent une avancée, mais elles doivent maintenant se traduire par des actions concrètes.
- Ce projet était en gestation depuis plusieurs années, mais les événements récents ont accéléré sa réalisation. L'assassinat d'Yvan Colonna en 2022 a suscité une mobilisation importante en Corse et a conduit le gouvernement à engager un processus de discussions, notamment à travers les rencontres de Beauvau. Ces éléments m'ont convaincu qu'il était temps de formaliser mes réflexions sur l'avenir institutionnel et économique de notre île.
- Comment votre livre est-il structuré ?
- Cet essai nationaliste s'articule en deux parties. La première explore le cadre juridique le plus adapté à une évolution institutionnelle de la Corse. La seconde détaille un projet de développement économique fondé sur les besoins et les potentialités de l'île. Il ne s'agit pas uniquement d'une question de statut juridique, mais aussi d'un véritable projet de société visant à améliorer le quotidien des Corses. J'y aborde des thématiques concrètes telles que les infrastructures hydrauliques, l'agriculture, la gestion des déchets, l'énergie et le logement.
- Le terme "autonomie" couvre de nombreuses réalités. Quelle est votre vision ?
- Il existe en effet plusieurs formes d'autonomie. Je défends un cadre juridique spécifique et adapté aux réalités corses, mais aussi un cadre économique, trop souvent négligé dans les débats. On parle beaucoup de politique, mais trop peu d'économie. Or, ces deux aspects sont indissociables. Une autonomie politique ne saurait être viable sans une économie forte et autonome.
- Vous insistez sur la notion de souveraineté. Pourquoi est-elle essentielle ?
- Le mot "souveraineté" revient fréquemment lorsque l'on évoque l'avenir de la Corse. Alors que notre île pourrait connaître une évolution institutionnelle majeure, il est essentiel de réfléchir à la meilleure orientation à prendre. Une autonomie trop limitée constituerait une trahison, tandis qu'une indépendance précipitée risquerait de donner raison aux détracteurs affirmant notre incapacité à prospérer sans la France. Il est donc crucial de penser à un projet économique viable pour la Corse de demain, dans l’éventualité de son accession à la souveraineté. En discernant les convergences au sein du mouvement national et en reconnaissant nos forces et potentialités, nous saurons quelle direction emprunter lors des négociations avec l’État français. Mais il faut aussi parler de souveraineté économique en nous appuyant sur nos qualités productrices pour faire d’une éventuelle autonomie une source de développement, assurant la prospérité de l'île dans le cadre d'une souveraineté progressive et maitrisée, et de ses habitants.
- Comment avez-vous travaillé sur cet essai ?
- J'ai mené de nombreux entretiens et échanges avec des personnalités issues de divers horizons, notamment Jean-Guy Talamoni et Léo Battesti. J'ai aussi beaucoup lu, ce qui a enrichi ma réflexion et m'a permis de confronter mes idées à d'autres points de vue.
- Quelles sont vos propositions concrètes ?
- Sur le plan juridique, je plaide pour une autonomie législative pleine et entière, permettant à la Corse de mener sa propre politique intérieure, tout en laissant au gouvernement central les compétences régaliennes. La fiscalité pourrait être partagée avec l'État. En matière économique, je défends une souveraineté économique qui ne se limite pas au tourisme, mais qui renforce des secteurs stratégiques comme l'agriculture et le développement durable. L'objectif est d'assurer une autonomie alimentaire et énergétique à l'île.
Je suis conscient que certaines propositions ne feront pas l'unanimité, mais mon ambition est d'ouvrir le débat et d'explorer des pistes. Ce manifeste reflète ma vision personnelle et simplifie certains concepts complexes, mais il se veut avant tout un outil pour favoriser l'émancipation de la Corse à travers des idées nouvelles. Comme le dit une maxime bien connue : "à la fin, un révolutionnaire, il gagne ou il meurt."
- La présence de la mafia en Corse est un sujet d'actualité. Quel est votre avis ?
- Cette prise de conscience est salutaire, mais elle intervient bien tardivement alors que ce problème est connu depuis longtemps. Contrairement à l'Italie, l'Exécutif corse n'a pas encore manifesté une volonté franche de lutter contre ce fléau. Les déclarations du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, marquent une avancée, mais elles doivent maintenant se traduire par des actions concrètes.