On ne reviendra pas sur la personnalité de Sampiero, le plus grand d’entre eux, bien connu aujourd’hui, grâce
aux travaux notamment d’Antoine-Marie Graziani et de Michel Vergé-Franceschi, mais sur les Corses dans laGuerre de Succession d’Autriche que le Docteur Giacomone Piana va présenter au colloque.
Dans ce conflit européen où Gênes combat aux côtés de la France et de l’Espagne à partir de 1745, les Corses se sont distingués, comme à l’accoutumée par leur bravoure et leur fougue, notamment à la bataille de Bassignana où se distingua le régiment « Vincenti » et un an plus tard à Sarzana où le lieutenant-colonel Paolo Francesco Petralba contraignit les Autrichiens à abandonner le territoire oriental de la République.
Au-delà des faits d’armes qui seront relatés dans la communication, notons l’appréciation de Filippo Casoni dans ses « Annales de Gênes » : « Les nouvelles compagnies d’autres nations ont des métiers de long usage ; avant d’être mis en présence de l’ennemi les Corses ont quelque chose de particulier : dès qu’ils ont quitté l’île, ils peuvent se grouper en faction. Avant tout, ils sont efficaces dans les escarmouches en des lieux accidentés et dans les embuscades, habitués déjà dans leur pays natal, avec leur tempérament audacieux, à la pratique de tels exercices. Mais en rase campagne, ils ont encore fait de remarquables prestations, et toujours ils ont d’excellents capitaines et des hommes très courageux… ».
Pour la petite histoire, cette guerre de Succession d’Autriche a suscité de la part de Voltaire l’expression « travailler pour le Roi de Prusse » ; c’est ce que fit Louis XV, entré en guerre aux côtés de Frédéric II de Prusse qui l’avait sollicité et qui se retira très vite de la coalition, une fois la Silésie occupée, sans prévenir ses alliés qu’il concluait une paix séparée avec Marie-Thérèse d’Autriche. La France resta avec une guerre « sur les bras » et de laquelle elle ne sortit pas « sans laisser de plumes », d’où l’expression de Voltaire encore en vogue aujourd’hui.
aux travaux notamment d’Antoine-Marie Graziani et de Michel Vergé-Franceschi, mais sur les Corses dans laGuerre de Succession d’Autriche que le Docteur Giacomone Piana va présenter au colloque.
Dans ce conflit européen où Gênes combat aux côtés de la France et de l’Espagne à partir de 1745, les Corses se sont distingués, comme à l’accoutumée par leur bravoure et leur fougue, notamment à la bataille de Bassignana où se distingua le régiment « Vincenti » et un an plus tard à Sarzana où le lieutenant-colonel Paolo Francesco Petralba contraignit les Autrichiens à abandonner le territoire oriental de la République.
Au-delà des faits d’armes qui seront relatés dans la communication, notons l’appréciation de Filippo Casoni dans ses « Annales de Gênes » : « Les nouvelles compagnies d’autres nations ont des métiers de long usage ; avant d’être mis en présence de l’ennemi les Corses ont quelque chose de particulier : dès qu’ils ont quitté l’île, ils peuvent se grouper en faction. Avant tout, ils sont efficaces dans les escarmouches en des lieux accidentés et dans les embuscades, habitués déjà dans leur pays natal, avec leur tempérament audacieux, à la pratique de tels exercices. Mais en rase campagne, ils ont encore fait de remarquables prestations, et toujours ils ont d’excellents capitaines et des hommes très courageux… ».
Pour la petite histoire, cette guerre de Succession d’Autriche a suscité de la part de Voltaire l’expression « travailler pour le Roi de Prusse » ; c’est ce que fit Louis XV, entré en guerre aux côtés de Frédéric II de Prusse qui l’avait sollicité et qui se retira très vite de la coalition, une fois la Silésie occupée, sans prévenir ses alliés qu’il concluait une paix séparée avec Marie-Thérèse d’Autriche. La France resta avec une guerre « sur les bras » et de laquelle elle ne sortit pas « sans laisser de plumes », d’où l’expression de Voltaire encore en vogue aujourd’hui.