L’enquête sur le meurtre de Massimu Susini s’oriente depuis quelques jours vers la grande criminalité « Les investigations ont évolué dans un sens qui permet maintenant de considérer que le dossier entre dans la compétence de la JIRS » a indiqué le procureur d’Ajaccio. Si dans un premier temps l’enquête avait été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Corse, à partir de maintenant c’est la juridiction inter-régionale spécialisée de Marseille compétente en matière de grande criminalité, qui pourrait s’occuper du dossier.
Le transfert du dossier à la JIRS, même si sollicité, n’est pas encore acté. La décision sera bientôt rendue par le juge d’instruction d’Ajaccio.
« Si normalement c’est la victime qui provoque le saisissement de la JIRS - nous dit l’oncle de Maxime Susini, Jean-Toussaint Plasenzotti - cette fois c'est à partir du profil des assassins qu’elle a été saisie. La victime n’a rien à voir avec le monde des voyous, maintenant les enquêteurs se sont rendus compte qu'il s’agit d’une bande criminelle organisée à avoir agi, ce qui confirme ce que nous disons depuis le début. »
Si les proches de la victime avaient en effet immédiatement accusé la mafia d’être à l’origine du crime, le procureur de la République d’Ajaccio n’avait jusqu’à présent confirmé cette hypothèse liée à la criminalité organisée.